Le marché russe est la principale destination pour les exportations automobiles chinoises. Mais une concurrence acerbe et la crise financière ont porté un coup à leurs ventes. Les constructeurs automobiles chinois sont aujourd'hui en perte de vitesse sur le marché russe.
Encore timides à l’étranger, les voitures chinoises deviennent de plus en plus importantes dans le paysage automobile mondial, notamment grâce à la place de n°1 du marché local. Vendre beaucoup sur son territoire, c’est bien, mais s’exporter, c’est mieux. Alors, les deux premiers constructeurs chinois ont décidé d’investir dans la même compétition internationale : le Dakar.
Pendant les trois premiers trimestres de l'année, la production et la vente d'automobiles sur le marché chinois a dépassé les 9,6 millions, ce qui est quasiment un miracle dans la conjoncture actuelle de marasme. Tenant compte de la situation actuelle du marché de l'automobile, la Chine pourrait dépasser les Etats-Unis pour devenir le marché d'automobile N.1 du monde.
D'après une annonce faite le 29 juin par un responsable de Shanghai Automobile Group, le développement des batteries dans l'industrie automobile en est encore à ses premiers pas. Les faiblesses techniques de nombreuses sociétés se retrouvent également dans le moteur et le contrôle électrique.
Les constructeurs automobiles chinois commencent à s’intéresser aux énergies nouvelles, face à des clients de plus en plus soucieux de l’environnement. Le groupe Shanghai Automotive Industry Corporation (SAIC), principal constructeur en Chine, est en tête de ce mouvement « écologique », avec un investissement de plus de 12 milliards de yuans (1,25 milliard d’euros) qui permettra le développement de 41 projets majeurs (voitures hybrides et électriques). Sa première hybride, la Roewe 75, qui permet une économie de 20 % de carburant, devrait apparaître sur le marché dès 2010.